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Un Jean-Sébastien Bach familier, à fleur d’archet, qui coule de source et nous
ensorcelle à la fois, c’est celui que nous offre Amandine Beyer. Venue presque
incognito avec ses amis les Incogniti il y a trois ans, c’est en compagnie de
l’admirable claveciniste italienne Anna Fontana que cette grande dame du violon
nous rend visite aujourd’hui. Si vous craignez l’hypnose, passez votre chemin ! |
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Vous vous en souvenez, bien sûr ! La jeune violoniste qui, d’une oeillade charmeuse dirigeant ses musiciens de
l’Ensemble Gli Incogniti, nous offrait un bouquet de concertos de Bach et Vivaldi d’une fraîcheur incomparable.
C’était en octobre 2009… Surnommée désormais la prima donna du violon baroque, les récompenses continuent
de pleuvoir : elle vient d’être nommée professeur à la vénérable Schola Cantorum de Bâle, La Mecque de la
musique ancienne. Couronné par le Diapason d’Or de l’année 2011, son enregistrement des Sonates et partitas
de Bach marquera sans doute l’histoire du disque aux côtés de ceux de Menuhin ou de Milstein.
Derrière Docteur Beyer se cache toujours Miss Amandine ! Il faut certes une certaine audace pour partir à l’ascension
de ce répertoire, véritable Everest musical. Mais Amandine Beyer ne manque pas d’air ! Face aux sommets,
lorsque l’oxygène se raréfie, elle continue à respirer et à bondir, son archet n’est qu’une plume. Elle y tutoie
Jean-Sébastien Bach, sans aucun irrespect, simplement parce qu’elle parle sa langue, en toute simplicité, en
toute évidence.
Vous ne l’avez certainement pas oubliée non plus, Anna Fontana, la claveciniste de feu qui, lors de cette même
soirée déboulait, telle une tornade, dans la cadence du 5ème Concerto Brandebourgeois pour nous en ressusciter
toute la grisante démesure. Deux comparses qui nous donnent envie de réviser notre Bach, illico presto !
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