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Hambourg, 1998, concert de gala du centenaire de la
Deutsche Grammophon : le légendaire label jaune, symbole
de la tradition classique allemande invite, pour l’occasion,
sa nouvelle star, Roby Lakatos, violoniste… tzigane. À
l’issue de la soirée, Anne-Sophie Mutter, violoniste fétiche
de Karajan n’a qu’un commentaire : « unbelievable ! ».
Incroyable !
On dit que Yehudi Menuhin ne manquait pas une occasion
d’aller écouter ce jeune prodige perpétuant la grande
tradition de son ancêtre, le mythique János Bihari, qui
avait en son temps fasciné autant Beethoven que Liszt et
auquel Brahms devait une bonne partie des thèmes de ses
fameuses danses hongroises.
Fier de cet héritage familial, intégrant dès l’âge de 9 ans
l’orchestre paternel, Roby Lakatos manifeste toutefois une
curiosité musicale qui ne connaît aucune frontière. Ses
études classiques au Conservatoire de Budapest ne lui
font nullement renier une passion pour l’improvisation qui
le conduit tout naturellement vers le jazz. Son aisance à
passer d’un style à l’autre avec le même bonheur, la même
justesse de ton, est proprement sidérante. Quel autre
violoniste au monde peut, en effet, se targuer d’avoir été
acclamé aux côtés de Stéphane Grappelli, Itzhak Perlman,
Maxim Vengerov, Vadim
Repin ou encore du
London Symphony
Orchestra ?
Du Carnegie Hall au
Hollywood Bowl, entouré
d’un ensemble de musiciens
aussi doués que
fidèles, son Stradivarius
en guise de passeport,
Maître Lakatos subjugue
tous les publics de la
planète.
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Dans un monde plein de violonistes virtuoses
et brillants, Roby Lakatos a quelque chose
de particulier. Avant même qu’il n’ait joué une
note, il retient votre attention, avec sa moustache
aux courbes extraordinaires. […] Puis
lorsqu’il commence à jouer, la curiosité cède la
place à la stupéfaction.
Ivan Hewett, The Daily Telegraph
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