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Clown et magicien, Damien Bouvet est un clown-orchestre à lui seul. Avec un
parapluie, un tire-bouchon, un gant de vaisselle et un égouttoir, il crée un cirque
et avec ses doigts de pieds, une corrida. Son secret ? Un corps dont il use en
tous sens et un fatras d’objets du quotidien. Petit cirque et les petits toros sont
deux petites merveilles d’invention décalées et rafraîchissantes, nourries d’un art
consommé du presque rien. À déguster avec une âme d’enfant. |
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Lumière au front et guirlandes à bout de bras, notre drôle de
clown s’arme d’une batterie de cuisine et tout le cirque est
convoqué. Plus tard, ce sont ses pieds qui engageront la
bataille entre le matador armé de banderilles et son alter ego,
un taureau chaussé de noir, pour une mémorable corrida à nous
faire hurler de rire.
Damien Bouvet est de ces clowns immenses – il mesure
1m 90 – qui n’ont jamais perdu la faculté de regarder le monde
à hauteur d’enfant, tout pétri qu’il est de ses rêves de bambin,
forgés dans la cuisine de sa grand-mère. Il faut une sacrée
dose de culot et d’invention pour prétendre représenter le
monde à soi seul, tête et pieds inclus. Mais faut-il plus qu’un
parapluie rouge déployé pour dire le chapiteau ? Et comment
mieux exprimer le cri de l’otarie qu’avec un gant de vaisselle
noir ? Nous ne dirons rien de l’ours contorsionniste et des vertus
rythmiques de l’entonnoir… Juste dire, émerveillés nous aussi,
les vertus poétiques de ce petit monde d’objets. Pour les mômes, cela est évident, tant ils sont habitués depuis
toujours à bricoler des univers de rêve avec trois bouts de bois.
Leurs yeux écarquillés témoignent, tout de même, qu’ils reconnaissent
en ce grand clown, les talents d’un enfant très aguerri.
Le spectacle est sans chichis, sans bling bling. Ouf, le monde
est toujours à notre portée puisque nous pouvons encore le
rêver…
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