| |
Petit ou grand, c’est si bon d’avoir les jetons quand on n’est pas une mauviette !
Aussi, quand le Bob Théâtre s’invite à la table de l’horrible Nosferatu, digne héritier du
vampire Dracula, c’est pour mieux mourir… de rire. Alors, venez hurler d’épouvante :
c’est recommandé pour grandir. Et puis, d’abord, même pas peur ! |
|
|
|
|
| |
 |
Après l’accueil de Princesse K la saison dernière, voici l’épatante relecture du mythe de Dracula. Comme à
son habitude, le Bob Théâtre fricote avec le pastiche allumé. Dès le départ, le décor est planté. Des odeurs d’encens se déploient sur le plateau, pendant que sur une longue table fume un plat, sous cloche, dont on sent d’emblée qu’il vaut mieux ne pas savoir ce qu’il cache… Aux deux extrémités, deux croque-morts inquiétants vont nous compter la célèbre histoire du vampire. Un jeune clerc de notaire quitte sa ville pour conclure une vente avec un châtelain des Carpates. Bienvenue chez le comte Orlock, alias Nosferatu le vampire, croisement improbable entre une gousse d’ail et une chauve-souris…
Aidés de pauvres ampoules électriques, de mixeurs ou de moulins à café moustachus pour représenter les
protagonistes de l’histoire, les deux acteurs manipulateurs s’entendent à merveille pour créer un climat
joyeusement effrayant. Les tableaux s’enchaînent, magnifiques, telles des séquences de cinéma. Le cocasse n’est jamais loin. Avides de télescopages
burlesques et adorant jouer avec les clichés, les deux bricolos ont un art consommé de condenser une histoire en une image. Ici, on est servi. Entre premier et second degré, on tremble, on pleure, mais de rire. Comme dans un train fantôme, c’est le grand frisson
garanti ! Parions que si, jusqu’alors, le plus célèbre vampire des Carpates vous laissait de marbre, vous
sortirez mordus !
|
|
|
|