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Le retour sur scène d’Ibrahim Maalouf était impatiemment attendu par tous ceux
qui suivent le parcours de cet artiste sans équivalent : en cinq ans et trois albums
impressionnants de maîtrise, le jeune franco-libanais a inventé puis imposé un
univers musical désormais indissociable de sa trompette à quatre pistons. Jazz
oriental, rythmiques électro, percussions brésiliennes ou guitares heavy métal, peu
importe le flacon, pourvu que… |
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Un concert d’Ibrahim Maalouf a d’abord à voir avec une pulsation, celle d’un jeune homme né il y a une trentaine
d’années à Beyrouth, Liban, Moyen Orient. Une pulsation au service d’un choix harmonique et intime à la
fois, celui d’un musicien qui a fait de la trompette à quart de ton, inventée par son père, un marché aux épices
lumineux.
Nombreux sont les amateurs de sensations à avoir pu goûter quelques bouchées de la « Maalouf touch » dans les
plats de Lhasa, Arthur H, Bumcello, Vincent Delerm ou Sting. Mais seuls les gastronomes qui ont pris la peine de
s’asseoir à la table d’Ibrahim Maalouf savent à quoi ressemble le chant du mezze. Après vous avoir désarmé au
son d’une trompette qui n’avait pas semblé aussi douce depuis Chet Baker, Ibrahim Maalouf vous prend la main
et vous entraîne dans un tourbillon de sensations
fortes et contradictoires. Frédéric Chopin, Michael
Jackson et Led Zeppelin peuvent se croiser dans
un même morceau, tandis que La Havane semble
soudain devenue la capitale des roms de Hongrie.
Le trentenaire ne s’interdit rien, ose tout ce qui lui
semble justifié dans sa quête de beauté.
Son dernier album est une suite de huit portraits
musicaux des membres de sa famille. À leur table, il
y a toujours une place pour vous. On peut manger
avec ses doigts.
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