Les Scènes nationales

   
 


Extraits du texte de cadrage aux préfets des contrats d’objectifs des Scènes nationales – du 30 avril 1997

1 - L’activité de l’établissement

a- La pluridisciplinarité artistique
La pluridisciplinarité vaut, au premier chef, pour le spectacle vivant : théâtre, musique, danse, arts de la piste, dans la diversité de leurs formes et de leurs expressions.
De par les statuts de l’établissement, l’activité doit témoigner des démarches et des recherches d’aujourd’hui, et comprendre également les formes vivantes du répertoire.
Les programmations doivent ainsi témoigner d’un effort important en faveur des oeuvres des auteurs et compositeurs contemporains

b – La place de l’artiste et de la production des œuvres dans les Scènes nationales

(…) Au-delà de cette mission de programmation, pour laquelle les scènes nationales doivent demeurer des maisons de référence, l’originalité de leur mission réside aujourd’hui dans la responsabilité croissante qu’elles prennent vis-à-vis des artistes et de la production des œuvres. (…) Ces choix particuliers d’artistes constitueront des forces pour la vie de l’établissement ; ils participeront ainsi à l’identification artistique de chaque Scène nationale et contribueront à la dynamique de l’élargissement des publics
(…)

c - La circulation des œuvres de création et du répertoire.

La place tenue par les scènes nationales dans la diffusion des œuvres du répertoire, contemporaine ou anciennes, demeure primordiale. Favoriser l’accès du public aux grandes œuvres de la création et du répertoire répond de façon complémentaire mais indispensable, dans une exigence de démocratie culturelle, au double principe de formation et d’élargissement des publics.

2 – Le public

L’aboutissement d’un spectacle est sauf exception, sa confirmation avec le public. Voire son appropriation. Un public n’est pas seulement une somme d’individus pour quelques temps rassemblés. L’affirmation du goût. L’appropriation de l’œuvre par le spectateur suppose une certaine régularité de fréquentation. Une fidélisation du public est donc nécessaire.

On sait cependant que la qualité d’un public suppose qu’il ne se résume pas aux abonnés de l’établissement , furssent-ils tres nombreux. Sa vitalité se nourrit aussi de l’apport des spectateurs occasionnels qui à chaque proposition, viennent s’adjoindre à ceux déjà fidélisés.

En tout état de cause, les moyens de sa croissance et de son élargissement doivent être en permanence, recherchés par les directeurs d’établissements, dans l’esprit des principes fondateurs de la décentralisation théâtrale et grâce à toutes ses déclinaisons singulières, renouvelées, adéquates à l’époque présente et à l’environnement de chaque scène nationale

3 – L’inscription de l’établissement dans son environnement

Spectacles de rue, musique, danse ; théâtre en appartement ou en entreprise… ont souvent démontré leur efficacité, en initiant des liens durable avec des gens que les formes traditionnelles de relation avec le public n’auraient sans doute jamais permis de rencontrer. Encore faut-il que cette action hors les murs du théâtre fasse montre d’exigences artistiques et techniques comparables à celles qui prévalent dans la préparation de la saison au siège de la scène nationale.
L’activité de la scène nationale doit également prendre en compte celles des autres professionnels qui interviennent sur la même aire géographique pour confronter avec eux leur pratique culturel respective en prise avec la vie de la cité, clarifier au besoin les fonctions de chacun, voire bâtir avec eux de véritables partenariats

Sources :
Guide du CNT
Charte des missions de service public pour le spectacle
Circulaire : texte de cadrage des contrats d’objectifs destinés aux scènes nationales.

 

 

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